De quoi s’agit-il ? Très simplement d’un vin blanc vinifié comme un rouge avec macération de la peau (quelquefois même avec la rafle) qui lui donne sa couleur. On l’appelle aussi vin blanc de macération. Son histoire est ancienne et même antique. On en trouve l’origine dans le Caucase (Géorgie) où ce vin était élevé dans des amphores enterrées. Il a ensuite gagné l’Italie avant d’être longuement oublié. C’est la couleur de sa robe qui lui donne son nom. Un orange « potiron léger » qui en fait le vin clin d’œil de Halloween. Ce vin de macération pelliculaire n’est pas un gadget. On lui prête des caractéristiques aromatiques séduisantes. Frais, peu alcoolisé, d’acidité assez basse, il ne se limite pas à l’apéritif ou à la dégustation. Au contraire et au-delà, c’est un véritable vin qui accompagne tout un repas. Sa production reste limitée, pour ne pas dire confidentielle, même si quelques maisons sérieuses l’ont ajouté à leur gamme. Thierry Germain, Gauby, Tissot ou encore Gérard Bertrand qui a fait de son Orange Gold davantage qu’un succès d’estime (aux environs de 17€). J’ai goûté l’Optimus de Lastours 2021, produit (biologiquement) avec les meilleures Roussanne de ce beau domaine de Corbières. Des agrumes, une pointe de gingembre. Une alliance intéressante avec la cuisine asiatique. Original, l’Opus Orange de Guillaume Quenard, réputé pour ses blancs de Savoie (Chignin) du monocépage Jacquère en vieilles vignes. Il macère à l’ancienne, dans des jarres et surprend par sa structure peu soutenue par l’alcool (11º5) et sa minéralité (aux environs de 16€). « Le Fût entre deux chaises » est produit en biodynamie par le Château d’or et de gueules dans le Gard. Passage en fût puis en amphore de terre cuite. Orange (normal), abricots ressortent au nez comme en bouche (distribué en Belgique par Bleuzé, 20€65). Les viticulteurs belges sont timides sur cette couleur. À la remarquable exception de Vin de Liège qui sort 4600 bouteilles de « Contrepoint » à 12º5. Un vin bio vendu par Toby (18€41) dont la Chef étoilée Stéphanie Thunus (« Au gré du vent » à Seneffe) souligne que son acidité convient pour accompagner des viandes blanches ou une poularde en sauce crémée.
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