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Ici Paris : Comment est née l’idée de cette bande dessinée ?

Chantal Goya : De l’envie de montrer quelle petite fille j’étais et le caractère que j’avais. Je n’étais pas compliquée dans ma tête, je posais plein de questions, je parlais beaucoup, je courais partout… Pour moi, il n’y avait pas d’interdits. Je crois que le terme intrépide me définit parfaitement car je ne sais pas rester sagement sans rien faire. Quand ma mère s’absentait, j’attrapais l’aspirateur et je faisais tout le ménage.
IP : Vos souvenirs d’enfance en Indochine sont-ils heureux ?
CG : Mes premières années l’ont été. Je vivais à la campagne, livrée à moi-même. Mon père dirigeait une plantation. C’était un homme très sage et raisonnable. Ma mère m’a eue à 18 ans et je suis l’aînée de cinq enfants. Mes parents m’ont transmis toute la jeunesse que j’ai en moi. Mais ils étaient très stricts, et ce n’est rien à côté de ma grand-mère paternelle ! Ce qui ne m’a pas empêché de faire les quatre cents coups avec mon frère, Alain.
IP : On découvre qu’à l’âge de 3 ans, vous avez failli vous faire enlever. Avez-vous perçu le danger ?
CG : J’ai senti que quelque chose n’allait pas lorsque ma mère m’a dit de rester tranquille. Dans le car qui nous conduisait de Saigon à Phnom Penh, la dame chinoise qui nous accompagnait a surpris une conversation de brigands des grands chemins. Ils disaient que je pouvais leur rapporter pas mal d’argent. Ma mère est descendue à l’arrêt suivant pour prévenir son père et la police est intervenue.
IP : Incroyable ! Vous avez sauvé votre père de la décapitation en vous opposant à un général Viet Minh.
CG : Quand l’armée a débarqué, je suis sortie de ma cachette pour ouvrir la porte. Devant moi se tenait un général à qui j’ai demandé de refaire mon lacet. Il s’est exécuté puis m’a lancé : « Dis au revoir à ton papa. » Mon père était plus loin, attaché sur une charrette. Je savais que l’armée avait déjà tué beaucoup de Français. J’ai levé la tête et je lui ai répondu : « Pourquoi lui dire au revoir ? Il ne va pas s’en aller. Jamais vous ne tuerez mon père ! »
IP : Vous aviez quel âge ?
CG : J’avais 5 ans et ça l’a tellement décontenancé qu’il a libéré mon père. On a quitté l’Indochine le lendemain et je n’y suis jamais retournée. Papa est arrivé en France sur une civière. Il avait contracté le paludisme. J’ai alors pris conscience que je devais m’occuper de lui. Il est parti tôt, à 59 ans, d’un cancer généralisé.
IP : Vous n’avez jamais manqué de culot ?
CG : J’en ai toujours eu ! Je tiens ça de ma mère. Je sais repérer le danger et l’affronter. Rien ne m’angoisse, rien ne m’arrête, je fonce. Je me débrouille pour que tout aille bien, même quand ce n’est pas le cas. Jamais vous ne m’entendrez me plaindre.
IP : Vous qui avez rencontré des soucis d’argent puis une traversée du désert, comment vous êtes-vous relevée ?
CG : En avançant. Moi, je sais comment gravir les montagnes. Je ne regarde jamais en arrière. Et j’ai conscience que les bas sont aussi importants que les hauts. Avec Jean-Jacques [Debout, ndlr], on n’a jamais cessé de travailler et de produire des spectacles.
IP : On peut dire que le film de Gabriel Aghion Absolument fabuleux, sorti en 2001, vous a remis en selle ?
CG : Avec Bécassine is my cousine, je suis devenue intelligente. Je suis passée de conne à icône. Comme je le dis dans le film, mieux vaut être “has been” que “has never been” [n’avoir jamais été, ndlr]. Je me suis follement amusée sur ce tournage. Avec Josiane Balasko, on se retrouvait au bistrot du coin pendant les pauses, tandis que Nathalie Baye s’enfermait dans sa loge pour faire des bains de vapeur…
IP : Est-il vrai que vous ne vouliez pas être connue ?
CG : Je rêvais d’être grand reporter et de voyager dans le monde entier. Ma rencontre avec Daniel Filipacchi [un grand patron de presse, ndlr], que Jean-Jacques m’a présenté, a tout changé. Il m’a fait faire des photos, un disque et le film de Jean-Luc Godard Masculin féminin.
IP : Vous êtes-vous sentie frustrée de ne pas faire plus de cinéma ?
CG : Non. Je ne voulais pas embrasser les mecs et encore moins coucher avec. Donc c’était rayé. Même la scène dans Masculin féminin, quand je suis à poil dans la salle de bain, ce n’est pas moi qui l’ai tournée, je suis bien trop pudique pour ça. Marlène Jobert, qui ne l’était pas, a joué ma doublure. Ce qui a agacé Godard. Il m’a lancé : « Vous ne serez jamais une vedette, Chantal. » Je lui ai envoyé : « Je m’en fous. J’en ai une à la maison, c’est ma machine à laver. »
IP : S’il est un homme qui compte dans votre vie, c’est Jean-Jacques Debout ! Il a fait preuve d’un aplomb incroyable la première fois qu’il vous a rencontrée ?
©BALDINI / BESTIMAGE
CG : Il m’a dit : « Un jour on se mariera, on aura deux enfants, vous serez célèbre à 30 ans et vous chanterez même à l’opéra. » J’ai pensé : « Quel fou, celui-là ! » Je rentrais de Londres et j’ignorais qui il était. Il m’a ramenée chez moi, mais je lui ai donné un faux numéro de téléphone. C’est mon frère, qui l’a croisé par hasard des semaines plus tard, qui lui a donné le bon.
IP : Quel est le secret de longévité de votre couple, vous qui avez fêté 56 ans de mariage en février ?
CG : Les anniversaires, ce n’est pas mon truc ! On les oublie tous les ans. J’avais prévenu Jean-Jacques que nous deux, ce serait pour la vie. Je n’ai pas un caractère à changer. Avec lui, j’ai dix bonhommes en un seul. C’est un génie, un poète et un grand fidèle. Nous sommes le yin et le yang mais quelque chose nous rapproche. Il a su détecter ce que j’avais en moi et que je ne connaissais pas. Jean-Jacques est médium, il ressent beaucoup les gens. En 1985, alors que Mylène Farmer songeait à arrêter sa carrière, il l’en avait dissuadée. « Il y a quelque chose de magique en vous », lui avait-il dit.
IP : Qu’est-ce qui pourrait vous faire raccrocher ?
CG : La mort. Mon histoire s’arrêtera avec moi. Chanter pour les enfants, c’est ma plus belle réussite. Le secret de ma jeunesse, c’est que je n’ai rien fait. Je n’ai pas envie d’avoir des lèvres aussi gonflées que des pneus de camion. (Rires.)
IP : Quelle grand-mère êtes-vous ?
CG : Je suis encore plus gâteau qu’avec mes enfants ! Avec eux, j’ai été une sorte de grande soeur. J’ai conscience qu’à l’époque où on se fichait de moi, ça a été difficile pour eux. Nous sommes très complices, très famille.
Propos recueillis par LOÏC TORINO-GILLES
A voir 
C’est magique !!, DVD Marianne Mélodie, 19,90 €.
Chantal est en tournée avec son spectacle Sur la route enchantée, à partir de 30 €
A lire 
L’Intrépide, BD de Chantal Goya, Fabien Lecoeuvre et Pascal Vitte, éditions du Signe, 19,90 €.
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