Un des visages des victimes du carnage. Maria Lebid, 15 ans, fait partie de la quarantaine de civils tués par une roquette russe tombée sur un immeuble résidentiel de Dnipro, en Ukraine. Sa famille s'est exprimée.
Maria, 15 ans, a perdu la vie pendant la guerre en Ukraine.
À un peu plus d'un mois du triste anniversaire du déclenchement de la guerre en Ukraine, les Ukrainiens continuent de payer un lourd tribut, suite aux bombardements russes. Les destins de victimes civiles emportées par la guerre se comptent par milliers. La plus récente illustration avec celui de Maria Lebid.
L'adolescente de 15 ans fait partie des victimes de la roquette russe tombée sur un immeuble résidentiel de Dnipro. Le bilan a grimpé lundi à 40 morts, devenant l'un des plus élevés depuis le début de la guerre et risquant encore de s'alourdir.
«Ma super-intelligente, super-talentueuse et super-marrante sœur est morte. Un missile est tombé sur notre maison», a écrit la sœur de la victime dans un message relayé par des activistes sur les réseaux sociaux. La publication précise que la maman était au travail ce jour-là.

Moscou a démenti, comme toujours dans ce cas de figure, avoir été responsable du carnage à Dnipro et rejeté la faute sur les Ukrainiens. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a évoqué «une tragédie» pouvant être due à un tir de la défense antiaérienne ukrainienne.
La présidence suédoise de l'Union européenne a, elle, dénoncé «un crime de guerre» russe. Un nouvel exemple de "suspicion de violations du droit de la guerre", a réagi de son côté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
Lundi, presque 48 heures après qu'un missile a éventré un immeuble du quai de la Victoire à Dnipro (est), 40 corps sans vie avaient été retrouvés, selon les services de secours, tandis que 75 blessés ont été comptabilisés. Des grues étaient en action pour hisser les sauveteurs dans les appartements ravagés ou pour soulever des pans de béton. Dans les décombres, les équipes de secours cherchaient 29 personnes portées disparues, selon les autorités.
Sur ce lieu de désolation, des personnes déposaient des fleurs et des peluches à la mémoire des victimes. D'autres habitants de Dnipro apportaient vêtements ou couettes à un point de collecte mis en place par des humanitaires. Trente-neuf personnes ont été secourues des ruines du bâtiment.

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