L'excellent documentaire "E.T.", un blockbuster intime est à voir sur Arte. Et Première vous propose de prolonger l'analyse de ce film culte en fouillant dans les archives…
En 1982, Première avait vu, revu et adoré E.T. Son créateur était à l’honneur au sein d’un dossier spécial racontant sa création, et son succès fou, dans le dernier numéro de l’année. Steven Spielberg commençait par raconter à quel point il avait eu envie, après les tournages intenses des Dents de la mer, d’Indiana Jones et de Rencontres du Troisième Type, de tourner un “petit film” sur l’enfance, inspiré notamment de la sienne. Partageons un extrait de cette archive qui a tout juste 40 ans, pour patienter jusqu’à la diffusion d’un documentaire inédit et passionnant de Clélia Cohen et Antoine Coursat, inititulé “E.T.”, un blockbuster intime, ce soir à 22h50 sur la chaîne. Le duo était déjà derrière John Travolta, le miraculé d’Hollywood ou Indiana Jones, à la recherche de l’âge d’or, et ils plongent ici en détails dans la fabrication de l’une des oeuvres les plus populaires de l’histoire de Hollywood. Si vous aimez ce film autant que nous, vous pouvez également le retrouver en une de notre dernier Première Classics (n°21, octobre-décembre 2022), disponible dans notre kiosque en ligne. Le sujet de couverture complète parfaitement ce docu, qui est déjà visible gratuitement sur Arte.TV.
Comparant la rencontre entre Elliott (Henry Thomas) et E.T. l’extraterrestre, avec celle de Steven Spielberg et d’“un objet mystérieux que les adultes appellent caméra”, Henry Béhar laissait ensuite la parole au cinéaste : “C’est la maison de mon enfance que vous voyez dans E.T., dit Spielberg. C’est ma chambre à coucher et la gamine dans le film est un amalgame de mes trois sorcières de soeurs ! Je voulais que Henry Thomas joue Elliott non seulement parce qu’il est un excellent acteur, mais aussi parce qu’il est le garçon que j’ai toujours rêvé d’être et que je n’ai jamais été.”
Dans sa critique “coup de coeur du mois”, le même auteur expliquait avoir été charmé par E.T. lors de sa projection en clôture du festival de Cannes 1982 : “C’est Peter Pan, c’est Bambi, c’est Rencontres du Troisième Type, c’est, c’est, c’est… le coup de foudre qui fait voler en éclats votre ciel d’adulte ! Ah, le bonheur d’avoir de nouveau dix ans…”
Puis il racontait l’avoir revu quelques mois plus tard, alors qu’il était devenu un phénomène : E.T. fut le plus gros carton de tous les temps au box-office à sa sortie, aux côtés d’autres oeuvres conçues par Spielberg et/ou son pote George Lucas : Star Wars 4 et 5 et Les Aventuriers de l’Arche perdue. Faisant la une de nombreux magazine, décliné en d’innombrables produits dérivés, comparé à Jésus… quand E.T. est sorti au cinéma en France fin 1982, son statut avait profondément changé en quelques mois. Face à ce “super-merchandising”, Henry Béhar assurait qu’on ne l’aurait pas deux fois. Et pourtant… “La deuxième fois, j’ai tenu très exactement vingt secondes – et boum ! J’y suis reparti à fond. J’ai ri, j’ai frémi, j’ai souri, j’ai chialé exactement comme la première fois. Avec le même allant, avec le même entrain – et aux mêmes endroits. S’il y a manip’, eh bien tant mieux, quand elle vous procure ce plaisir- !”
L'acteur sera à l'honneur ce dimanche dans Les Vikings, aux côtés de Kirk Douglas et Janet Leigh.
Fin 1987, la rédaction trouvait ce film de SF de Joe Dante parfait. Presque trop, même.
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