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La famille d’enceintes Amazon Echo continue d’évoluer au fil du temps. L’année 2022 voit naître la 5e génération, synonyme d’un peu plus de fonctionnalités connectées, mais hélas pas autant d’avancées sur le plan sonore qu’espéré…
Comme ses grandes sœurs, la cadette des enceintes sédentaires “intelligentes” d’Amazon arrive dans une cinquième version en cette fin d’année 2022. Pas de changement de format pour cette génération d’Echo Dot, la quasi-intégralité des modifications s’opérant en interne : nouveaux haut-parleurs pour un “meilleur rendu sonore”, capteur de température, accéléromètre figurent au menu.

Notre exemplaire de test en un coloris Deep Sea introduit par cette cinquième génération.

© Les Numériques

Notre exemplaire de test en un coloris Deep Sea introduit par cette cinquième génération.
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Malgré un premier pas assez encourageant avec de meilleures performances par rapport à la précédente version, il reste encore de la marge à l’Amazon Echo Dot pour se démarquer et apporter enfin une réelle satisfaction à l’usage. Un test s’impose pour voir de quoi il retourne !
L’Echo d’Amazon semble avoir trouvé son nouveau format fétiche, puisque la cinquième génération est une copie presque parfaite de la précédente, que ce soit pour la grande Echo ou cette petite Echo Dot.

La cinquième version gagne très sensiblement en volume et en poids par rapport à l’itération précédente.

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La cinquième version gagne très sensiblement en volume et en poids par rapport à l’itération précédente.
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On retrouve donc la même quasi-sphère protégée par un châssis en plastique mat et recouverte largement d’un tissu maillé. Les finitions sont toujours d’une qualité plus que satisfaisante, bien qu’on déplore l’absence d’une quelconque certification IP pour assurer une résistance accrue à l’eau, point pourtant pertinent sur un tel produit pouvant être placé à proximité des points d’eau de la maison.

La petite enceinte repose sur une surface antidérapante. Une fois en place, difficile de la faire tomber.

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La petite enceinte repose sur une surface antidérapante. Une fois en place, difficile de la faire tomber.
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Nous sommes également déçus de ne pas voir le fabricant opter pour un connecteur plus universel afin d’alimenter son enceinte. L’USB-C aurait effectivement été bienvenu.
À notre grand dam, la cuvée 2022 de l’Echo Dot marque une nouvelle régression en matière de connectique. Non content d’avoir limité l’utilisation du port mini-jack en sortie audio sur la version 2021, le constructeur l’a purement et simplement supprimé ici. L’Echo Dot (5e génération) perd donc une de ses spécificités notables par rapport à nombre de ses concurrentes directes.

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La prise en main et l’utilisation de l’Echo Dot (5e génération) n’ont pas fondamentalement changé par rapport à l’édition précédente. La première mise en route se fait en un tournemain via l’app mobile Amazon Alexa, guidée par un tutoriel limpide. Il est même possible de passer une grande partie de celle-ci pour les plus fidèles clients du géant de l’e-commerce, l’enceinte arrivant préconfigurée si achetée sur le site officiel.

L’application offre quelques options de paramétrages, certaines sonores.

L’application offre quelques options de paramétrages, certaines sonores.
L’interaction au quotidien avec l’enceinte s’effectue évidemment par la voix, mais aussi via une série de boutons pour les commandes les plus essentielles : gestion du volume, activation ou non du système de captation vocale, bouton multifonction “action” (pause/play, déclenchement manuel de l’assistant). L’Echo Dot (5e génération) recèle une petite nouvelle spécificité : il est possible de taper sur sa surface supérieure — avec un minimum d’énergie et en visant bien son sommet — pour arrêter une alarme en cours ou tout simplement mettre en pause la musique. Malin.

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À la base de cette sphère se trouve encore et toujours le fameux anneau lumineux signalant les interactions avec l’enceinte et l’assistant vocal Alexa, toujours bien visible. L’enceinte bénéficie maintenant d’un capteur de température, dont le résultat est visible dans l’app ou en demandant “quelle température fait-il dans la maison ?”, par exemple. Le résultat est malheureusement éloigné de la réalité : lors de nos trois essais, nous avons pu relever des décalages dépassant le degré Celsius, voire tutoyant les deux degrés, ce qui compromet l’utilité de l’outil pour déclencher une routine pertinente.

L’Echo Dot 5 face à l’une de ses rivales directes, la Nest Mini de Google.

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L’Echo Dot 5 face à l’une de ses rivales directes, la Nest Mini de Google.
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Du côté de la latence, l’Echo Dot 2022 fait bonne figure par rapport à ce que l’on a pu connaître dans le passé. Le décalage causé par la communication Bluetooth est loin d’être nul ; il est même assez perceptible dans des usages hors streaming vidéo sur mobile, mais il reste mesuré. Il est d’ailleurs suffisamment contenu pour suivre une vidéo sur mobile provenant d’une app de streaming grâce à la compensation automatique d’une bonne partie de ce délai.

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L’Amazon Echo Dot est toujours une fière représentante de l’écosystème Alexa Cast, dans laquelle elle s’intègre parfaitement. On a donc accès au multiroom (avec des possibilités relativement limitées), une bonne liste de services de streaming, Amazon Music, Deezer, Apple Music ou encore Spotify étant nativement intégrés. Il est bien sûr possible de dialoguer avec l’assistant vocal intelligent Amazon Alexa et de contrôler toute autre enceinte ou produit compatible dans la maison.

Comme expliqué plus haut, l’Echo Dot (5e génération) embarque désormais un capteur de température, nouveau point de repère pour créer de nouvelles routines, par exemple. Précisons enfin que cette version 2022 semble avoir conservé sa compatibilité ZigBee contrairement à sa grande sœur Echo. En revanche, malgré ce qui avait été annoncé au moment du lancement officiel, la possibilité de se servir de l’enceinte comme répéteur Wi-Fi eero n’est pas disponible en France, ce qui aurait pu en intéresser plus d’un.
La petite Echo Dot 5e génération embarque un système de captation vocale particulièrement efficace, à même de passer vos requêtes sans heurt à Alexa dans la grande majorité des cas. En milieu calme, dans la même pièce ou dans une pièce adjacente, on peut interagir avec l’assistant vocal sans grande difficulté. C’est aussi le cas quand on se situe dans une pièce relativement bruyante (une cuisine avec plusieurs appareils électroménagers en fonctionnement, par exemple) ou lorsque l’enceinte diffuse elle-même du contenu à un niveau sonore modéré.

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Dans ces cas-là, il faudra penser assez vite à se situer à quelques mètres d’elle et à parler un minimum dans sa direction et à voix haute pour s’assurer que le message passe bien. Ce sera d’autant plus nécessaire lorsque le bruit ambiant se fera plus intense (en soirée ou avec plusieurs personnes réunies…), ou que l’on poussera l’enceinte dans ses retranchements pour jouer un morceau. Un passage à proximité immédiate sera parfois obligatoire pour déclencher le mot de réveil.
Notre nouveau contact avec Alexa nous a permis de constater quelques évolutions sur l’assistant lui-même. Premièrement, nous n’avons pas remarqué de blocages intempestifs comme cela avait pu être le cas lors de notre test de la précédente Echo Dot. Qui plus est, même si l’interprétation des requêtes n’est pas toujours incroyablement pertinente, on note un gain époustouflant dans le temps de traitement et de la réponse, se faisant parfois presque instantanément. Un effet parfois étrange et indésirable, car il arrive que certains débuts de phrase soient coupés, par exemple pour procéder à une annonce.
Dieu sait que la série des Amazon Echo n’a jamais vraiment brillé par ses prestations sonores. La bonne dynamique apportée par la quatrième version laissait entrevoir une lueur d’espoir pour la suite. Hélas, la cinquième stagne furieusement. Une micro-évolution est à noter, mais l’enceinte souffre toujours d’un déficit important de maîtrise et de précision pour faire la différence.

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L’Echo Dot (5e génération) conserve dans les grandes lignes son caractère sonore doux et très relativement équilibré, qui s’avère par défaut plutôt porté sur les bas-médiums et les basses, en tout cas quand on se restreint à un faible niveau sonore. La cause à cela est intimement liée à la précision médiocre de l’enceinte : les basses et les bas-médiums débordent facilement, les impacts des grandes percussions, les notes graves jouées par une basse/contrebasse ou un violoncelle sont dilués, brouillons et parfois noyés entre eux dans les morceaux un tant soit peu exigeants en la matière. Cette région peut vite prendre trop d’ampleur et entraîner des effets de masquage. Le phénomène se perçoit même sur la voix de l’assistant qui manque de présence, comme légèrement voilée.

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Pour contrer un peu le phénomène et décharger les efforts du haut-parleur de l’enceinte pour retranscrire convenablement cette zone, il peut être judicieux de réduire l’intensité des basses avec l’EQ dans l’app. Le rendu devient alors plus lisible et clair, plus confortable pour échanger avec Alexa. Malheureusement, le comportement de l’enceinte est toujours trop juste pour apprécier sa musique dans de bonnes conditions, notamment parce que le rendu reste “plat”, peu dynamique, sans véritablement de relief. Comme auparavant, on s’en contentera pour créer un fond sonore dans une petite pièce, mais il ne faudra pas s’attendre à plus.

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À l’instar de la version précédente, on constate très vite la disparition des basses et la dégradation globale de la qualité lorsqu’on pousse un brin le niveau sonore, avec notamment un écrasement total du peu de dynamique restante, cela couplé à l’apparition d’effets de pompage fort désagréables. Difficile donc d’apprécier la réserve de puissance plutôt généreuse de l’enceinte, d’ailleurs plus importante que celle de son prédécesseur.
La génération 2022 de l’Echo Dot s’affiche dans la continuité directe de la précédente, surtout en matière de performances sonores. Elle remplit toujours son office pour une écoute d’appoint, un fond musical, et évidemment pour échanger avec Alexa, mais il ne faudra pas s’attendre à plus. Si l’on peut toujours la recommander à qui souhaite une petite enceinte sans fioritures pour interagir avec l’assistant vocal d’Amazon, précisons que ce modèle est amputé de sa sortie mini-jack, bien pratique pour le combiner avec un système audio. Si cette fonction vous tient à cœur, vous ne ferez aucune erreur en vous tournant vers la quatrième version… tant qu’elle reste commercialisée.
Rédacteur audio for you, forever, drogué à la musique, aux jeux vidéo et au cinéma. Dédie son temps libre à faire vibrer moult cordes grâce à des techniques séculaires normandes.
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