Dans le parc des Essars, à Bram, ce samedi 8 octobre, clôture de la 3e édition d'Accel'Air. Avec des associations et institutions mobilisées pour exposer au grand public les solutions pour construire "sa" transition.
Un apéro, d’abord. Avec au menu proposé ce samedi 8 octobre à 11 h, dans le parc des Essars de Bram, des toasts et des chips. Mais pas n’importe lesquels, forcément, pour l’atelier ‘‘Cuisine zéro déchet’’ tenu par Aurélie, animatrice-coordinatrice de l’association Nature en jeux, créée à Salles-sur-L’Hers en 2015. Sur la table, des épluchures de carottes, pour les chips. A proximité, des pois chiches, "achetés en vrac", et des tiges d’achillée millefeuille, "une plante que l’on trouve partout, facile à reconnaître", pour remplacer les fanes de carottes.
Deux ingrédients pour concocter le houmous qui viendra tartiner les toasts faits de pain sec sauvé de la poubelle : de quoi varier les plaisirs, et s’éviter le sempiternel pain perdu revenu au goût du jour lors des longues journées de confinement. Quelques heures plus tard, en guise de goûter, ce sont des cookies, avec le même pain sec utilisé en lieu et place de la farine et des pépites de chocolat – "achetés en vrac", évidemment –, qui seront proposés. La preuve par l’exemple qu’une autre cuisine, intelligente, économe et écologique, est possible. Des principes élargis à un autre exemple, avec ces éponges fabriquées en chaussettes arrivées en fin de vie. Réutilisables, et surtout lavables.
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L’essence même de la philosophie que véhicule l’association qui œuvre dans les Lauragais audois et haut-garonnais, en "développant des expériences locales participatives et des pratiques respectueuses de l’environnement dans le but de protéger le vivant dans sa globalité", comme le résume la plaquette de Nature en jeux. La traduction dans les faits du "Penser global, agir local", que l’association exerce entre ateliers ‘‘écologie pratique’’, ‘‘jardinage au naturel’’ ou encore ‘‘connaissance et protection de la nature’’ avec des publics aussi variés que les écoles, les collectivités, les associations, entreprises, seniors, structures de la petite enfance. Et pour Aurélie, le sentiment d’une attente, réelle. "On voit de plus en plus d’envies de découvertes de la biodiversité, par exemple sur les ateliers de suivi de la faune et de la flore. Les gens ne viennent pas seulement pour se balader, ils veulent connaître les milieux. Tout comme on a de plus en plus de sollicitations pour organiser des ateliers sur le recyclage, les solutions anti-gaspi, ou des questions liées à la santé et à l’environnement, pour se soigner par les plantes."

Avec Nature en jeux, deux ateliers de cuisine "zéro déchet" au programme de la journée, entre chips, toasts et cookies.
Avec Nature en jeux, deux ateliers de cuisine "zéro déchet" au programme de la journée, entre chips, toasts et cookies. Independant – BOYER Claude

La preuve d’une prise de conscience ? Aurélie veut bien y croire. D’autant que, inflation et jours difficiles obligent, elle pense "que des gens vont aussi aller vers l’écologie par souci économique". Un virage attendu, tout en laissant filtrer un brin de scepticisme sur le réveil gouvernemental et les envies de sobriété : "Sur le papier, pourquoi pas. Mais il faut bien comprendre que ce n’est plus une question de transition écologique qu’on doit se poser. Il faut déjà être dans l’après."
Lorsque La roue tourne, présente hier au Parc des Essars bramais pour des ateliers de réparation, a vu le jour en 2016, l’objectif premier était clair, rappelait Michel Carpentier, encadrant technique : "L’association est née pour répondre à des besoins de mobilité, pour des personnes qui n’avaient aucun moyen de locomotion, et ne pouvaient même pas répondre à des offres d’emploi se trouvant à quelques kilomètres." L’embauche d’un mécanicien, puis la création d’un magasin ont ouvert la voie d’ateliers participatifs, "pour des petites réparations, des solutions qui permettent aux gens d’utiliser des vélos qui restaient au garage". Mais aussi avec de l’insertion, en accueillant dans l’atelier "des personnes éloignées de l’emploi", à l’œuvre sur des vélos donnés pour les retaper : "On les remet ensuite sur le marché, mais à des prix accessibles, à 80-100 €. Mais ce sont des vélos fiables, qui fonctionnent."
Et puisque le deux-roues, étendard des apôtres des déplacements doux, a la cote, c’est à Antoine Sourdeau, éducateur mobilité, que revient désormais la tâche de développer le "savoir rouler à vélo" (SRAV), dispositif gouvernemental piloté par le ministère des Sports depuis 2019, pour "déployer la mobilité chez les plus jeunes. On intervient en primaire, pour qu’ils aient tous les prérequis de pratique avant leur entrée en collège". Si la relève cycliste bénéficie donc désormais d’une éducation, c’est aussi de « remise en selle » qu’il peut être question, précise Christelle Robin, coordinatrice de l’association : "On accueille des personnes qui n’ont plus le permis, ou qui trouvent la voiture trop chère. On les accompagne pour réapprendre la pratique du vélo."
De quoi gonfler encore les rangs des cyclistes. Avec des motivations autant écologiques qu’économiques, dans une période où les sujets s’entrechoquent. "Certains viennent parce qu’elles ont perdu leur permis, et se laissent convaincre par les avantages du vélo, précise la coordinatrice. Mais ce qui est certain, c’est que sur toute l’année 2021, 60 personnes étaient venues pour bénéficier de l’aide à mobilité et louer des vélos pour pouvoir se déplacer Nous sommes déjà parvenus à ce chiffre en juillet cette année."
Avec son blog C. l’air du temps, créé en 2016 avec sa sœur, la Toulousaine Claire Seiller se définit comme une "semeuse d’écologie au quotidien". Entre le zéro déchet, le zéro gaspi ou le zéro plastique, celle qui a aussi écrit le livre « Ecomarché » accumule les astuces pour "moins" et "mieux consommer".
Un principe décliné à Bram autour de l’atelier de fabrication de produits d’entretien, en "proposant des alternatives pour un ménage sain". Sur la table de son stand, des incontournables : le vinaigre blanc, "pour désinfecter au quotidien" ; le bicarbonate, "pour rattraper des casseroles cramées, nettoyer des joints de douche" ; le savon de Marseille, "détergent naturel". Mais aussi du savon noir, du percarbonate, "de l’eau oxygénée solide", ou encore la soude en cristaux, "pour dégraisser" et l’acide citrique, "un anti-rouille". Une base solide pour prouver que "l’on n’a pas besoin de 10 000 produits surpuissants".

Vinaigre blanc, bicarbonate, savon de Marseille : les incontournables.
Vinaigre blanc, bicarbonate, savon de Marseille : les incontournables. Independant – BOYER Claude

Surpuissants, et à la composition néfaste : "Je veux aussi amener à la compréhension de ce que l’on peut amener dans l’environnement en faisant le ménage avec des produits toxiques. L’eau part dans les canalisations, va être traitée dans les stations d’épuration, et revenir dans les réseaux : il faut saisir ce circuit des micropollutions de l’eau." Un discours qui se diffuse, témoignage d’une "prise de conscience qui s’accroît. Quand le gouvernement parle de couper le wifi pour la sobriété, les gens ne sont pas sots, ils savent très bien qu’il faudra beaucoup plus pour changer les choses." Un horizon auquel les actes du quotidien présentés hier participeront aussi : "Ces petits gestes, ce sont les seuls qu’on peut actionner au jour le jour, on a la main dessus. Ce peut être le début, le démarrage d’autres actions, pour trouver le chemin de sa transition écologique, comme changer de banque, pour un établissement qui correspond à ces valeurs. Mais bien sûr que ces actions ne sont pas opposables avec une politique d’ampleur nationale. Il faut les deux."
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