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«L’Île-de-France a les caractéristiques climatiques et de sols qui sont celles d’une région apte à la viticulture, ce qu’elle a d’ailleurs été pendant des siècles.» Malgré les apparences, Patrice Bersac dit vrai. Le président du Syndicat des vignerons d’Île-de-France a fermement bataillé, durant deux décennies, pour que renaisse ce vignoble de manière officielle et professionnelle, jusqu’à l’homologation de l’IGP en 2020. Avec pas moins de 50 000 ha de vignes au XIXe siècle, contre à peine plus d’une centaine aujourd’hui, voilà que le raisin francilien se refait une place au soleil, et parfois même à l’ombre des tours HLM.
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À Chelles par exemple, à quinze kilomètres seulement à l’est de Paris, Pierric Petit conduit six hectares de vignes en agriculture biologique. «Le but, maintenant, c’est de prouver que l’Île-de-France est capable de produire autre chose que de la piquette», explique-t-il. Le vigneron, qui exploite des coteaux situés à cheval entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne, assure que les «terroirs sont très intéressants, y compris à proximité immédiate de la ville».
Selon lui, élever de la vigne autour de Paris revêt également une dimension sociale, dans une région où le sentiment d’appartenance est souvent relatif. «Les gens de Chelles sont très fiers de voir du vin sortir de chez eux. Il y a un côté identitaire, dans le bon sens du terme», nous confie-t-il. Le domaine de Pierric Petit est en plein développement, mais pas question de verser dans la viticulture ultra-productiviste, l’une des causes de la perte du vignoble francilien au début du siècle dernier. Comme Patrice Bersac, cet ancien menuisier souhaite que la culture de la vigne progresse, mais «l’objectif n’est pas de faire des vins standardisés».
Tous deux aspirent à «faire exprimer un terroir particulier» et sont convaincus que le marché du vin produit aux portes de la capitale est en train de naître, le vigneron chellois citant pour preuve la sollicitation croissante des cavistes parisiens. Avec un risque, toutefois. «L’Île-de-France est un territoire sur lequel les gros acteurs du marché ont bien senti qu’il y avait quelque chose à faire, notamment à l’export avec le mot Paris… Le risque est qu’on se retrouve à nouveau identifié comme du vin gadget, avec un intérêt vinicole limité et avec des gros investisseurs qui ne voient que l’intérêt commercial», met en garde Pierric Petit. Une démarche que l’on pourrait difficilement imputer à Adrien Pélissié, cofondateur de la Winerie Parisienne, et ce, malgré des bouteilles en vente sur les étagères de quelques grandes surfaces.
Car en plus de cette maison de négoce fondée en 2015, ce fils de vigneron bordelais est à la tête du domaine de la Bouche du Roi avec son associé Julien Bengué. Ici, sur la plaine de Versailles, pas d’immeuble en vue comme à Chelles, mais la même volonté de «recréer une tradition viticole». «La notion de localisme pour le vin est omniprésente dans beaucoup de régions», rappelle Adrien Pélissié. À l’Île-de-France, désormais, d’en faire partie.
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Au Château Olivier dans le Bordelais, le maître de chai déverse son sauvignon blanc dans une étrange barrique, en fait une cuve en verre devant préserver pureté et fraîcheur du raisin, alternative innovante au traditionnel tonneau en bois.
Après une année marquée par les aléas climatiques qui ont pénalisé les rendements, le Beaujolais nouveau est de retour sur les tables jeudi, un événement fêté au cours de la nuit, dans les principaux fiefs de la région.
Le champagne, contrairement à une idée reçue, supporte très bien le poids des années. Pour le prouver, de plus en plus de maisons mettent sur le marché des vins anciens.
Si certaines traditions se perdent, celle du beaujolais nouveau résiste et cette année, le retour à la fête semble bien acté. La preuve avec ces adresses où le “beaujo” va couler à flot le 17 novembre prochain.
Présents dans de nombreuses régions, les vins nouveaux sont issus d’une longue tradition. Le beaujolais nouveau arrive ? Les autres vins nouveaux aussi. Tour d’horizon.
Comme le veut la coutume, le troisième jeudi de novembre, soit le 17, sera célébrée la traditionnelle arrivée du beaujolais nouveau en France et partout à travers le globe. De quoi renouer avec les charmes du cépage gamay dans sa prime jeunesse.
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